Dimanche 18 janvier 2009
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Mais il peut réagir à une contrainte. Je l'ai vérifié de manière expérimentale, quasi-scientifiquement. En voici la
démonstration.
Lors de mes joggings, je cours naturellement coté gauche de la chaussée (pas folle la guêpe). Et j'ai remarqué qu'un
grand nombre d'automobilistes (environ 75%), pour m'encourager, me donner de l'élan ou me réchauffer, se serrait à mon encontre, pour ne laisser que le minimum entre leur véhicule et moi. Je sais
que tous les coureurs ruraux comprendront ce que je veux dire.
Bref, un jour et
par hasard, une petite envie de cracher m'est venue (bon, ça arrive). Cédant à mon envie d'éclaircir ma trachée, j'expulsais un petit jet de salive. Et, la révélation s'est faite. Un
automobiliste au loin, ayant sans doute perçu la scène, même inconsciemment, m'a délicatement croisé en laissant une bonne demi voie entre nous. Dans un premier temps, j'ai salué son comportement
courtois. Puis, j'ai compris la relation action-réaction mise en évidence...
Mais, le doute persistait. Il fallait vérifier le protocole et sa répétition.
Ainsi donc,lors des joggings suivants, j'avoue avoir réitéré l'expérience. C'est pas très élégant, mais le résultat
était là. Dès qu'une voiture pointait son nez à l'horizon, je crachotais ostensiblement mais dans un élan sportif. Immanquablement, le conducteur avec délicatesse s'écartait en évitant le
frôlement si fréquent auparavant. J'ai constaté que hormis les aveugles, 90% respectait désormais cette distance de sécurité.
Seul demi échec, mais confirmation du principe de la contrainte. Les camions...
Normal, que craindre derrière un pare-brise à 2 mètres de haut, au volant d'un trente-huit tonnes ? Pas grand chose,
et surtout pas un petit crachat dirigé vers le sol... Donc, eux vont continuer à me ventiler. Les voitures aussi ! Car ne désirant pas être frappé par ce que l'on appelle communément le
syndrome de zidane, je rechigne à cracher sans arrêt.
C'est pas beau et ça véhicule plein de maladies...
C'est pas beau et ça véhicule plein de maladies...
Le ciel est bleu.
